Sonntag, 25. November 2007

Würzburg









Pour tous ceux qui attendaient avec impatience des nouvelles de mes nombreux voyages, voici une page qui va vous intéresser.

Hier, moi et Naomi avons quitté Wiesentheid sous le soleil pour la magnifique et chouette ville de Würzburg. Trop contentes de ne pas être coincées dans notre petit village, mais d'être en liberté dans une grande ville (enfin, plus grande que notre Dorf) peuplée d'étudiants. Folles de joie, nous nous sommes précipitées sur tout ce qu'il y avait à voir à Würzburg. Nous avons commencé par chercher l'info-touriste et découvrir malgré nous le Dom St-Kilian à l'architecture assez peu commune. Malheureusement, la prise de photos étant interdite dans la cathédrale, je ne pourrai pas illlustrer mes propos... vous devrez me faire confiance!!

Après avoir photographié et être passé plusieurs fois devant la Falkenhaus, nous avons
finalement compris que l'info-touriste s'y trouvait. Cinq minutes après, un plan de la ville détaillé à la main, nous baladions dans le marché de Noël sur la Marienplatz. Là, j'ai découvert quelque chose d'extraordinaire : en Allemagne, le ciel peut être presqu'aussi bleu que celui de Provence.

Suite à cette fantastique expérience de ciel azur, nous avons admirer la Residenz. Par la même occasion, j'ai enfin compris quelle était la différence entre "Residenz" et "Schloss". Le premier réfère à l'édifice dans lequel le chef d'état (Der König) habite. Le second fait office de seconde propriété. À côté de la Residenz, le Hofgarten brillait sous le soleil de midi. Nous avons fait une séance photos et nous sommes promenées à travers les sentiers pittoresques.

Le ventre bien rempli de choucroute et de Weissbier, Naomi et moi avons pu contempler la ville
de Würzburg et le Main (fleuve qui coule en Unter-Franken) du haut de la forteresse (ou du château, c'est au choix).  La lumière était parfaite et nous avons même pu profiter de la pleine lune pour un éclairage fantastique!

Pour la soirée, nous avions prévu le coup! Dès que nous avons aperçu l'affiche : "Deutsches  Requiem und Tragic Ouvertüre", nous avons acheté nos billets. Le concert a eu lieu dans l'Église St-Johannis de l'autre côté du Main. L'ouverture tragique était de toute beauté. Toutefois, le requiem allemand manquait
d'inspiration. Pour la première fois de ma vie, j'ai vu un chef d'orchestre arrêter l'orchestre au complet afin de reprendre un passage. Moi et Naomi n'avons toujours pas compris ce qui n'allait pas. Il semble qu'une section complète était perdue...

***Anecdote : en magasinant dans un centre d'achat à Würzburg, Naomi a
entendu quelqu'un jouer du piano. Il y avait en effet un piano à vendre dans
le milieu du centre et c'était possible de l'utiliser. Elle m'a demandé si je voulais jouer. Évidemment, une fois assise devant le clavier, je n'avais d'autre choix 
que d'interpréter un 
morceau quelconque que ma mémoire avait toujours en réserve. 
La marche turque de Mozart 
fut un hit! J'étais tellement stressée... ça faisait longtemps 
que ça m'était arrivé. Je n'ai toutefois 
pas perdu contrôle et ma prestation s'est terminée sur une note 
de fierté sous les 
applaudissements triomphants des Würzbourgeois.

Dienstag, 20. November 2007

Les lionnes

Liane : Pourquoi tu veux pas parler? Hein? Dis-le, on te fera pas mal! Allez, Parle Ostie!

L’autre : J’ai rien à dire à vous deux, sales chiennes!

Laurie : Ça sert à rien. Laisse-la tranquille! T’as fait assez de marde de même, t’en a pas assez de faire peur à tout le monde? J’suis sûre que t’es super peureuse dans l’fond! T’aurais même pas le courage d’agir.

Liane : Agir? Qui est-ce qui parle d’agir, maintenant? Regardez-moi ça, elle veut que j’agisse. (S’adressant à Laurie) Et toi, belle conne, t’as déjà fait quelque chose? Laisse-moi travailler en paix. Pis, si t’es trop sensible pour voir ça, y a rien qui t’empêche de sacrer le camp!

L’autre : Non! Faites-moi pas mal!

Liane : (s’adressant à l’Autre) T’as pas compris ou quoi? J’ai dit que moi seule j’allais en arriver là si tu décidais pas de parler au plus vite! Elle, elle a rien à voir avec ça, OK?

Laurie : Tu peux ben parler tant que tu voudras…

Liane : Alors, tu le dis oui? Qui est-ce qui te l’as vendu? Parle, c’est ta dernière chance.

Laurie : Regardez-la devenir agressive! Une vraie lionne! (Sur un ton de dégoût) Pathétique!

L’autre : J’ai rien fait, je sais pas de quoi vous parlez.

Liane : Là, ça va faire!

Laurie : Oh! Tu vas te mettre en maudit, je suppose!

Liane : Ouais, pis ce sera pas beau.

Laurie : Si tu veux la torturer, tu serais mieux de t’y prendre comme ça. (elle tord le bras de l’Autre et lui donne des coups).

Liane : Attends, laisse-moi faire! (elle la pousse et continue à battre l’Autre qui est étendue par terre et que l’on entend pleurer de façon violente).

Laurie : Arrête! T’es folle, tu vas la tuer! (elle se jette sur le corps et pendant que celle-ci se débat, les deux lionnes se battent jusqu’à ce que l’on entende un grand cri étouffé et une dernière respiration).

Liane : Qu’est-ce qui s’est passé? (Silence). (à l’Autre) Allez, relève-toi, j’ai pas fini!

Laurie : C’est pas vrai! (silence affolé). Arrête, tu vois pas qu’elle est…

Liane : Qu’est-ce que tu veux dire (long silence) elle peut pas être…

Laurie : Fuck…fuck…fuck. On est des criminelles. On est taché de sang à tout jamais. (elle se met à paniquer).

Liane : Voyons, calme-toi, on a rien fait. C’est elle qui s’est acharnée. C’est pas not’ faute.

Laurie : Mais, je ne te parle pas de notre faute, je te parle qu’on a tué quelqu’un!

Liane : Chut! Pas si fort, tu veux vraiment qu’on se fasse arrêter ou quoi?

Laurie : Je sais pas, qu’est-ce qu’on est censée faire dans des situations de même?

Liane : Pourquoi tu me demandes ça, tu penses que ça m’arrive souvent?

Laurie : C’est un accident, non, c’était de la légitime défense. Ouais, c’est ça, de la LÉGITIME défense. On a le droit à ça, non?

Liane : De la légitime défense! Laisse-moi rire, tu sais ce qu’ils font avec ta supposément légitime défense, ben ils vont te la transformer en agression encore plus grave. Ils vont en profiter pour t’accuser sur le fait que tu avoues que tu es impliquée personnellement dans cette affaire-là.

Laurie : Alors, on se tait, pis on fait comme si de rien n’était. (elle fait un mouvement comme pour partir)

Liane : Ouais, mais t’oublies pas quelque chose? (elle pointe le cadavre)

Laurie : C’est vrai! Qu’est-ce qu’on fait avec ça?

Liane : Pourquoi c’est toujours à moi qu’on pose les questions?

Laurie : Ben, c’est quand même toi qui l’as tué.

Liane : Comment ça, moi? J’ai rien fait, tu te souviens? (elle s’approche de Laurie comme pour la menacer)

Laurie : Commence pas, Liane. T’aurais pas envie d’avoir un autre cadavre sur la conscience.

Liane : T’as quand même aidé aussi, en te jetant comme une lionne enragée sur le corps, tu l’as quand même un peu magané.

Laurie : On perd surtout du temps à s’engueuler comme ça, sans que ça donne rien. Ce qui est important, c’est de savoir comment agir avec le cadavre et comment réagir si quelqu’un s’en vient.

Liane : Y a personne qui va nous trouver ici. On a pas à s’en faire avec ça.

Laurie : Oui, mais il faudrait être parties avant la découverte du corps.

Liane : Mais, qui t’as dit qu’ils allaient le trouver à cet endroit-ci, précisément?

Laurie : Bon, ça sonne l’idée géniale, c’est tellement rare, on va l’écouter.

Liane : Ça va faire le chiâlage, tu trouves pas qu’on est assez mal prises comme ça, sans en plus se taper dessus mutuellement!

Laurie : Faut qu’on fasse quelque chose!

Les deux se regardent et ne savent que faire. Un long moment de silence ou chacune d’entre elles essaie de déplacer le cadavre.

Liane : C’est foutu! On est même pas capable de le transporter en quelque part d’autre.

Laurie (prise de panique soudaine) : Mais, il faut FAIRE quelque chose, on peut pas abdiquer comme ça. On a tué quelqu’un après l’avoir menacé dans le fond d’une ruelle, ils se demanderont pas deux fois qui a ben pu faire ça! OK, on est des meurtrières, c’est notre punition, mais c’est pas obligé que ça gâche notre vie au complet. Après tout, c’est une petite affaire qui a mal tournée. C’est vrai, au début, on voulait pas la tuer, hein? (elle semble vraiment inquiète).

Liane : Veux-tu arrêter de paniquer deux secondes? Tu m’empêches de me concentrer.

Laurie : Parce que madame s’en fout qu’on soit des assassins, qu’on aie ôté la vie à quelqu’un sans raison valable…

Liane : Premièrement, y a jamais de raison valable au meurtre de quelqu’un. La vie c’est la propriété de chacun, pis y a personne qui a le droit d’y toucher. Nous, on a fait une gaffe, c’est pour ça que c’est impératif qu’on trouve une solution pour faire croire au reste du monde que c’est pas nous qui lui avons enlevée la vie.

Laurie : Ok, on pense. Réfléchis, Laurie. Réfléchis. (elle se tape le front en croyant réfléchir)

Liane : Je crois vraiment qu’on devrait commencer par la fouiller pour voir si elle a ce qu’on cherchait pis après, avec l’argent, on a juste à foutre le camp dans un pays chaud pas connu, pis on vit tranquillement sans jamais se faire pogner. Qu’est-ce que t’en penses? Génial, non?

Laurie : Toi, vas-y, si c’est ça que tu veux, mais moi je suis pas capable (elle éclate en sanglots) Il faut que je reste ici pour recevoir la punition que je mérite. C’est pas correct, sinon, tu comprends Liane? Toi, pars, moi je reste. Je le dirai pas que c’est nous deux.

Liane : (elle hésite, elle tourne en rond, elle ne sais pas quoi faire) Criss! Pourquoi moi j’ai jamais pu avoir ce courage-là? Chus juste pas capable, désolée. (elle se tourne vers le cadavre, elle le fouille, prend ce qu’elle cherchait et se retourne vers Laurie qui pleure de plus belle) Désolée.

Elle s’éloigne et sort en courant.
Laurie reste appuyée la tête sur le cadavre en chantant une berceuse.


Montag, 19. November 2007

The Smiling Girlfriend

Ynnaf : ouin, c’est vrai. C’est probablement un mécanisme de défense.

Imoan : Donc, tu avoues?

Ynnaf : je comprends pas trop ce que je devrais avouer, mais ok, j’avoue.
Avec un geste de protestation, elle fait mine de s’en aller.

Imoan : Vas t’en pas!

Ynnaf : tu sais quoi? Oui, je souris tout le temps, enfin la plupart du temps. Ça fait pas de moi pour autant quelqu’un de toujours heureux. Y a aussi des choses dans ma vie que je suis pas capable de gérer et c’est normal.

Imoan : j’ai jamais dit le contraire. Ce que je voulais dire… enfin, c’est bien que tu souris si souvent. C’est encourageant. C’est un peu comme si tu disais au monde : « arrêtez de vous en faire. De toute façon, on va tous mourir. À quoi ça sert qu’on se prenne la tête pour des niaiseries qui seront sans importance pour l’éternité? ». Dans ton sourire, y a comme une conscience de la relativité qui nous entoure. Ce qui est dur avec ça, c’est que ça rend tout le monde conscient que dans le fond, on est rien. On vaut rien, pis on sera jamais vraiment signifiant à l’échelle planétaire, philosophique ou métaphysique. Mais en même temps, ces sciences-là se basent sur l’unité humaine. C’est-à-dire qu’une unité pour la philosophie ou la métaphysique, c’est un homme. Dans ce cas-là, l’homme revêt toute son importance.

Ynnaf : En somme, mon sourire est une prise de conscience métaphysique?? Elle rit aux larmes. Non mais penses-tu vraiment que je pense à ça quand je souris??? Elle rit de plus belle.

Imoan : Bien sûr que non. Je me doute bien que tu penses pas à ça et que c’est pas la raison pour laquelle tu souris aussi souvent. J’essayais juste d’interpréter ton geste de manière plus élaborée. En fait, pour toi, c’est probablement juste un mécanisme de défense.

Ynnaf : ouin, c’est vrai. C’est probablement un mécanisme de défense.

Imoan : Donc, tu avoues?

Ynnaf : je comprends pas trop ce que je devrais avouer, mais ok, j’avoue.
Avec un geste de protestation, elle fait mine de s’en aller.

Imoan : Vas t’en pas!

Ynnaf : tu sais quoi? Oui, je souris tout le temps, enfin la plupart du temps. Ça fait pas de moi pour autant quelqu’un de toujours heureux. Y a aussi des choses dans ma vie que je suis pas capable de gérer et c’est normal.

Imoan : j’ai jamais dit le contraire. Ce que je voulais dire… enfin, c’est bien que tu souris si souvent. C’est encourageant. C’est un peu comme si tu disais au monde : « arrêtez de vous en faire. De toute façon, on va tous mourir. À quoi ça sert qu’on se prenne la tête pour des niaiseries qui seront sans importance pour l’éternité? ». Dans ton sourire, y a comme une conscience de la relativité qui nous entoure. Ce qui est dur avec ça, c’est que ça rend tout le monde conscient que dans le fond, on est rien. On vaut rien, pis on sera jamais vraiment signifiant à l’échelle planétaire, philosophique ou métaphysique. Mais en même temps, ces sciences-là se basent sur l’unité humaine. C’est-à-dire qu’une unité pour la philosophie ou la métaphysique, c’est un homme. Dans ce cas-là, l’homme revêt toute son importance.

Ynnaf : En somme, mon sourire est une prise de conscience métaphysique?? Elle rit aux larmes. Non mais penses-tu vraiment que je pense à ça quand je souris???
Elle rit de plus belle.


Imoan : Bien sûr que non. Je me doute bien que tu penses pas à ça et que c’est pas la raison pour laquelle tu souris aussi souvent. J’essayais juste d’interpréter ton geste de manière plus élaborée. En fait, pour toi, c’est probablement juste un mécanisme de défense.

Ynnaf : ouin, c’est vrai. C’est probablement un mécanisme de défense.

Etc.

*Veuillez prendre note que ce dialogue fut écrit suite à la lecture de L'Homme qui rit de mon bien-aimé Victor Hugo.
**Les commentaires sont appréciés (positifs et/ou négatifs).

Réflexion - Romeo and Juliet



J'aurais jamais pensé vouloir monter cette pièce. Elle me semblait si inaccessible. Romeo and
Juliet
n'avait rien à voir avec moi. L'histoire ne me touchait en aucun point. Pourtant, j'ai eu
envie de regarder (une fois de plus, je le confesse) le film que Baz Luhrmann a fait d'après le texte de Shakespeare. 
Cela m'a conduit 
à la réflexion qui suit : 

Ce qui m’intéresse le plus dans cette histoire, c’est le coup de foudre que vivent les deux jeunes amoureux. À quel point on peut aimer quelqu’un qu’on a l’impression d’avoir toujours connu, même si on vient juste de le rencontrer. Ils ne se connaissent pas vraiment et pourtant ils sont prêts à tout sacrifier l’un pour l’autre. La mort leur semble la seule issue à leur amour disproportionné. Enfin, le mythe de Romeo et Juliet réfère directement au mythe d’amour de Tristan et Yseult qui se veut plus réaliste, puisque l’amour grandiose qui ensorcelle le couple est dû à un philtre spécialement conçu pour permettre à Yseult d’aimer celui auquel elle sera mariée de force. Il est déjà plus facile de comprendre le coup de foudre qui s’empare des jeunes et leur dicte des sentiments plus grands que nature. Cela n’enlève rien au génie du célèbre William Shakespeare. Tout en puisant aux sources mythiques du récit celte, Shakespeare a innové en proposant ne histoire d’amour basée sur la simple rencontre banale d’un garçon et d’une fille âgés tous deux d’environ quatorze ans. Point de potion magique ou de philtre d’amour concocté par quelque sorcière. Le poète fait plutôt confiance à la vie, aux évènements qui feront qu’amoureux de Roseline, Romeo deviendra amoureux fou de Juliet. Dans le fond, qu’a Juliet de si spécial qu’elle rendra la vie impossible à Romeo sans sa présence? On pourrait également poser la question inverse. Je crois que l’importance de la pièce ne se situe pas à ce niveau. Chacun a quelque chose de spécial pour un autre qui tombera amoureux de soi quand le temps, ou le destin en décidera. (J’y reviendrai). Tout l’intérêt de la pièce porte sur la victoire de la haine sur l’amour. Voilà ce qui en fait une des œuvres les plus fortes du répertoire théâtral de tous les temps. Le contexte qui entoure les amoureux contredit leur force d’amour et d’union. Le mariage forcé de Juliet, la haine qui déchire les parents, l’histoire pavée de guerres entre les deux clans, les duels que se déclarent les membres de chaque famille entre elles. Tous ces évènements empêchent la relation amoureuse de s’épanouir. Au lieu de pouvoir s’épanouir à travers cet amour, les deux jeunes doivent le protéger ; pire, le justifier. Cela étant impossible pour eux, ils décident de le vivre en cachette tant bien que mal. Mais voilà que lorsqu’un être aimé de Romeo est tué par un membre du clan ennemi, Romeo ne voit que vengeance afin de soulager sa peine. Posant un geste de mal (le meurtre de Tybalt), Romeo retourne dans le monde de la violence et de la haine, du non-pardon. Toutefois, Juliet (éternelle innocence) reste du côté du bien et la société sépare Romeo (actant du mal) de son objet désiré (l’être aimé, soit Juliet). Le drame par lequel la tragédie prend fin n’est qu’une suite de gestes posés par les protagonistes. Tout est savamment organisé, puisque le stratagème étant victime d’une faiblesse d’organisation confère le sort fatal aux amoureux. Or, il reste quand même une partie de volonté de la part des personnages. La mort de Romeo (le premier à vraiment mourir) est un acte de désespoir qu’il s’afflige à lui-même. Juliet (après avoir repris conscience et avoir découvert le cadavre de son bien-aimé) s’afflige le même sort. Le déclencheur de chaque mort est la mort de l’autre. C’est un peu l’œuf et la poule. Juliet commence la chaîne en ayant cours à une astuce qui la fera passer pour morte alors qu’elle ne l’est pas. La chaîne se termine quand même par la mort des membres du couple.

La religion détient également un rôle déterminant au sein de la pièce de Shakespeare tout comme celle que lui donne Baz Luhrmann. Le fac simile de la mort de Juliet provient directement du prêtre qui unit les amants devant Dieu. Le serviteur du Seigneur prend donc part à l’action de manière radicale proposant non seulement un moyen de permettre aux amants de se retrouver (clandestinement), mais il est responsable du commencement de la fin (sic).

Aujourd'hui, si je pouvais monter une pièce de Shakespeare, ce serait sans hésitation 
Romeo and Juliet : the tragedy of two lovers.
Je vous invite à m'écrire vos commentaires sur la question, ou sur le film,
ou sur la pièce, ou sur l'amour... enfin laissez-vous aller. Ça me ferait plaisir de
connaître votre opinion.


Samstag, 17. November 2007

Frühstück mit Crêpes!



Ce matin, j'ai invité les filles à venir faire des crêpes avec moi. Comme nous ne sommes pas vraiment équipée pour cuisiner dans nos chambres, nous sommes allées dans la cuisine commune. Mon mélange a bien fonctionné, même si je ne mesure jamais mes ingrédients! C'était tellement drôle : chacune a pu "flipper" sa crêpe. Nous avons fait des vidéos. Malheureusement, je ne sais pas comment les ajouter... Je réessaierai plus tard!

Mittwoch, 14. November 2007

Retour à Munich







J'ai effectué un bilan la fin de semaine dernière lorsque je suis retournée à Munich pour visiter la ville en compagnie de Simon et de Loïc, deux assistants de français en Bavière. Malgré la température qui nous a donné du fil à retordre, nous avons passé un très chouette week-end. Le belge, le français et la québécoise ont bravé le verglas, la grêle, la neige et l'orage électrique avec brio. Il faut dire que nous étions armé d'un parapluie pour trois personnes de tailles inégales.
Rassurez-vous, les catastrophes naturelles ne nous ont pas arrêtés. Nous avons vu le merveilleux Nymphenburger Schloss en plein milieu de la ville, puis nous avons pu admirer la vue de Munich avec un semblant de chaîne de montagnes en arrière-plan (c'était le soir, en fait il était 17h... il faisait donc complètement nuit) du haut de l'Olympia Turm. [Portez attention à la photo des pantalons, ce sont ceux de Freddy Mercury lors d'un 
concert à Munich] Entre temps, je me suis émerveillée maintes et maintes fois sur mon bâtiment fétiche de la ville de Munich. Je ne sais même pas de quoi il s'agit, mais il est jaune et il arbore deux magnifiques tours dont les toits sont étrangement ressemblants aux clochers des églises du Jura.
Évidemment, nous avons profité du fait d'être ensemble pour se pacter la fraise (comme on dit par chez nous), enfin boire quelques bières... Bref, nous avons bien profité des Biergarten et des Gästetaste.
Nous étions prêts à faire le party avec des étrangers de partout dans le monde dans un tram vendredi soir, mais nous avons manqué le rendez-vous. Cela nous a valu une petite marche dans Munich by night. Ça m'a surtout permis de faire le bilan avec moi-même et avec mon expérience en Allemagne jusqu'ici. J'étais émue de me retrouver au même endroit que le premier matin de mon arrivée. Je me suis rappelée tout ce qui s'est passé depuis le 26 septembre 2007 et ça m'a fait énormément de bien.
Comme Simon avait entendu que les musées de Munich étaient gratuits (ou presque) les dimanches, nous nous sommes lancés à l'aventure dès 11h du matin. Nous avons visité trois musées en une journée. J'ai enfin pu admirer les VÉRITABLES tableaux de Vassily Kandinsky et de Paul Klee. En fait, toute la collection des Blaue Reiter était exposée au Lenbachhaus. Puis, j'ai appris pas mal de nouveaux mots en essayant (j'ai bien dit ESSAYANT) de lire les commentaires et les explications en allemand de l'exposition sur la Grèce antique et l'Égypte.
Bref, un week-end de plaisirs, de bonne compagnie, de culture et de beautés!

Montag, 5. November 2007

Réunion des assistantes de français












Suite à ce très merveilleux voyage à Berlin, j'ai mis les voiles vers les contrées de la Bavière. Nous nous sommes toutes retrouvées, Laetitia (Suisse), Geneviève (Québec), Dany et Aurélie (France) à Nürnberg. Nous avons logé chez une prof de français qui avait gentiment prêté son appart à Dany. Le souper que nous avons concocté, malgré la famine installée par la Toussaint (tous les magasins sont fermés) était délicieux.
Je ne m'en doutais point, mais ce furent les dernières journées ensoleillées jusqu'à aujourd'hui. À Regensburg, nous avons visité le Walhala, temple érigé sous Louis 1er de Bavière et qui servit 
d'inspiration au grand
Richard Wagner pour sa tétralogie. Ensuite, nous sommes rentrées à Nürnberg pour une
 dernière bouffe les cinq filles ensembles.
Le soir, nous sommes parties, Laetitia, Aurélie, Geneviève et moi pour Bamberg. Nous avons
visité la superbe ville dans laquelle Laetitia a la chance d'avoir deux châteaux, des musées, deux magnifiques jardins et une très grande université.
Je pensais ne jamais rentrer chez moi, ce fut si compliqué d'attraper toutes mes connections de trains. Lorsque le premier est en retard... tous les autres ne suivent pas nécessairement! Enfin,
je suis rentrée sans encombres.
Ah! oui, avant que j'oublie. À Nürnberg, nous avons vu une superbe fontaine très élaborée. Son titre voulait tout dire : les plaisirs de la vie conjugale! Admirez les photos.

Sonntag, 4. November 2007

Berlin (ville tant attendue)











J'ai décidé de suivre le "Naomi's way to travel". Ce fut génial. Nous sommes parties sans nous stresser samedi après-midi, convaincue de se rendre à l'appartement de Sarah dans Potsdam tôt ou tard. En effet, à 20h nous étions bien au chaud buvant du thé et discutant avec la bonne amiede Naomi. Le lendemain, j'ai assisté à une messe luthérienne dans une vieille église protestante de Potsdam. Puis, nous sommes allés voir les Impressionnistes à l'Alte Nationalgallerie de Berlin. Que de magnifiques oeuvres! À l'entrée, nous avons croisé une statue dont on prenait le poulx afin de s'assurer de sa bonne santé.
Lundi, moi et Naomi avons visité Berlin. J'ai enfin pu voir POUR VRAI la fameuse Brandenburger Tor (que j'avais tant de difficulté à prononcer). Nous avons fait la tournée des théâtres de Berlin (les plus connus bien sûr, je ne suis 
pas encore une experte de la vie théâtrale underground berlinoise) . Le Deutsches Theater, le Berliner Ensemble, le Volksbühne furent les chanceux qui bénéficièrent de notre visite. Pourtant, tous les spectacles que je voulais voir étaient complets. Nous sommes donc rentrées sagement à Potsdam où nous avons mangé les meilleurs Kaiserschwarn (genre de pancake autrichien).
Le lendemain, j'ai pris des photos expérimentales dans le Reichstag, parlement allemand au
dôme de verre. J'ai même mis les pieds dans le Philharmonic de Berlin. Ah! Moment d'extase
inouï. Toutefois, comme j'ai raté l'interprétation de Malher par l'orchestre, j'y retournerai bientôt...
Finalement, Naomi et moi avons trouvé des billets pour un spetacle à Berlin. Attention, pas n'importe lequel. Nous sommes allés entendre et voir "Die Hochzeit des Figaro" en allemand. Ce fut une vraie partie de plaisir. Bien monté, bien chanté, bien joué!