Montag, 19. November 2007

The Smiling Girlfriend

Ynnaf : ouin, c’est vrai. C’est probablement un mécanisme de défense.

Imoan : Donc, tu avoues?

Ynnaf : je comprends pas trop ce que je devrais avouer, mais ok, j’avoue.
Avec un geste de protestation, elle fait mine de s’en aller.

Imoan : Vas t’en pas!

Ynnaf : tu sais quoi? Oui, je souris tout le temps, enfin la plupart du temps. Ça fait pas de moi pour autant quelqu’un de toujours heureux. Y a aussi des choses dans ma vie que je suis pas capable de gérer et c’est normal.

Imoan : j’ai jamais dit le contraire. Ce que je voulais dire… enfin, c’est bien que tu souris si souvent. C’est encourageant. C’est un peu comme si tu disais au monde : « arrêtez de vous en faire. De toute façon, on va tous mourir. À quoi ça sert qu’on se prenne la tête pour des niaiseries qui seront sans importance pour l’éternité? ». Dans ton sourire, y a comme une conscience de la relativité qui nous entoure. Ce qui est dur avec ça, c’est que ça rend tout le monde conscient que dans le fond, on est rien. On vaut rien, pis on sera jamais vraiment signifiant à l’échelle planétaire, philosophique ou métaphysique. Mais en même temps, ces sciences-là se basent sur l’unité humaine. C’est-à-dire qu’une unité pour la philosophie ou la métaphysique, c’est un homme. Dans ce cas-là, l’homme revêt toute son importance.

Ynnaf : En somme, mon sourire est une prise de conscience métaphysique?? Elle rit aux larmes. Non mais penses-tu vraiment que je pense à ça quand je souris??? Elle rit de plus belle.

Imoan : Bien sûr que non. Je me doute bien que tu penses pas à ça et que c’est pas la raison pour laquelle tu souris aussi souvent. J’essayais juste d’interpréter ton geste de manière plus élaborée. En fait, pour toi, c’est probablement juste un mécanisme de défense.

Ynnaf : ouin, c’est vrai. C’est probablement un mécanisme de défense.

Imoan : Donc, tu avoues?

Ynnaf : je comprends pas trop ce que je devrais avouer, mais ok, j’avoue.
Avec un geste de protestation, elle fait mine de s’en aller.

Imoan : Vas t’en pas!

Ynnaf : tu sais quoi? Oui, je souris tout le temps, enfin la plupart du temps. Ça fait pas de moi pour autant quelqu’un de toujours heureux. Y a aussi des choses dans ma vie que je suis pas capable de gérer et c’est normal.

Imoan : j’ai jamais dit le contraire. Ce que je voulais dire… enfin, c’est bien que tu souris si souvent. C’est encourageant. C’est un peu comme si tu disais au monde : « arrêtez de vous en faire. De toute façon, on va tous mourir. À quoi ça sert qu’on se prenne la tête pour des niaiseries qui seront sans importance pour l’éternité? ». Dans ton sourire, y a comme une conscience de la relativité qui nous entoure. Ce qui est dur avec ça, c’est que ça rend tout le monde conscient que dans le fond, on est rien. On vaut rien, pis on sera jamais vraiment signifiant à l’échelle planétaire, philosophique ou métaphysique. Mais en même temps, ces sciences-là se basent sur l’unité humaine. C’est-à-dire qu’une unité pour la philosophie ou la métaphysique, c’est un homme. Dans ce cas-là, l’homme revêt toute son importance.

Ynnaf : En somme, mon sourire est une prise de conscience métaphysique?? Elle rit aux larmes. Non mais penses-tu vraiment que je pense à ça quand je souris???
Elle rit de plus belle.


Imoan : Bien sûr que non. Je me doute bien que tu penses pas à ça et que c’est pas la raison pour laquelle tu souris aussi souvent. J’essayais juste d’interpréter ton geste de manière plus élaborée. En fait, pour toi, c’est probablement juste un mécanisme de défense.

Ynnaf : ouin, c’est vrai. C’est probablement un mécanisme de défense.

Etc.

*Veuillez prendre note que ce dialogue fut écrit suite à la lecture de L'Homme qui rit de mon bien-aimé Victor Hugo.
**Les commentaires sont appréciés (positifs et/ou négatifs).

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