Sonntag, 24. Februar 2008

Du ski en Autriche - ABSURDE















Je ne pensais jamais aller skier en Autriche un jour.

Et pourtant, j'en ai eu l'occasion. L'expérience fut à la fois féérique, étrange et enrichissante.
La première chose qui m'a littéralement coupé le souffle, c'est le paysage. Des montagnes à perte de vue, si près que j'aurais pu y toucher... Les millions de flocons qui réflétaient au soleil n'étaient pas le produit d'un climat frigorifiant ; au contraire. Nous aurions presque pu skier en manches courtes.

Une routine s'est installéé tranquillement : chaque matin, après une tasse de cacao brûlant et une tartine à la confiture, nous glissions sur les sentiers immaculés des Alpes autrichiennes. Je dis "nous", car j'ai suivi Naomi qui était en charge d'un groupe d'apprentis-skieurs. Cela nous a valu bien des fous rires et des balbutiements : c'est qu'il fallait enseigner en allemand! Naomi a relevé
la tâche haut la main et moi, je me suis contentée d'assister (comme toujours!).

Lorsqu'un élève s'est assis dans la neige en haut de la piste et a déclaré : "Ich will nicht unter
gehen. Es ist zu Steil.", je vous jure que j'avais intérêt à comprendre. Ne voulant pas bougé, paralysé par la peur, je n'ai eu d'autre choix que de l'encourager et de l'assister dans sa descente (entièrement sur les fesses) de la pente. Après une heure de : "Dreh, Ruben! Ja. Schön. Du bist gut. Komm!", je suis finalement arrivée en bas de la piste en sueur en compagnie de Ruben qui ne cessait de s'excuser. Comble de cette fantastique matinée, j'arrive au chalet, enlève mes bottes de ski et ... je ne trouve pas mon deuxième soulier. Mon espadrille adidas reste disparue pendant la moitié de la journée. Je l'ai finalement retrouvée en-dessous d'une pile de bottes.

Heureusement, je me suis amusée avec les gamins.
Mardi matin, je déjeune en combinaisons, prête à affronter l'hiver lorsque j'apprends que je devrai me passer de ski pour la matinée. Deux élèves se sont blessés la veille et je suis responsable de les accompagner chez le médecin. Alors, je pars (toutes les indications sont dans ma tête en processus de traduction - allemand au français) avec Philipp et Anke en direction du bureau du Dr. Ritzl. Nous avons attendus trois heures. Ayant peur que les enfants s'ennuient, j'ai joué avec eux au Pictionnary et nous avons discuté. Je leur ai expliqué d'où je venais. Cette matinée m'a permis de faire connaissance avec deux jeunes allemands très sympathiques. Par la suite, ce fut beaucoup plus facile de m'intégrer au sein des élèves.

Ces aventures cocasses au courant de la semaine sont rassemblées dans mes souvenirs sous le terme : ABSURDE.

Samstag, 9. Februar 2008

La musique de la vie

























Je viens de vivre un séjour pour le moins "musical", car en plus de visiter des villes renommées pour cet art (Berlin, Leipzig et Dresde), j'ai assisté à plus de six concerts ou spectacles en dix jours. Vous reconnaissez bien votre Fanny, celle qui, jadis, allait voir une pièce de théâtre par semaine. J'ai donc pu prendre un "bain de culture" et laissez-moi vous dire que ça fait du bien!

À Berlin, j'ai profité de l'intérêt des autres assistantes pour les amener avec moi écouter et voir Lang Lang. Ce pianiste d'origine chinoise est un véritable virtuose. Toutefois, ceux qui ont déjà entendu son interprétation des compositeurs romantiques en conviendront : il n'est pas le PLUS GRAND PIANISTE DU MONDE. Il reste que sa technique sans faille est impressionnante et que dire de la dimension inouïe de ses mains!!!! De mon côté, je n'en avais pas assez. Je suis allée voir un trio (violon, violoncelle et piano) dans la Kammermusiksaal du Philharmonie de Berlin. Leur trio de Haydn bondissait d'espièglerie, leur Brahms me tira les larmes que dire de leur éclatant Schumann et de leur romantique Mendelssohn! De la pure joie!

À Leipzig, mon intention d'assister à un concert dans la maison de Mendelssohn a lamentablement échoué, m'étant présentée au guichet trop tard (une demi-heure avant le concert!). Toutefois, je me suis vengée en allant voir "La Clemenza 
di Tito" de Mozart à l'opéra 
de Leipzig (dont l'édifice se trouve en face du Gewaldhaus 
qui abrite l'orchestre symphonique de 
la ville la plus musicale que j'ai visitée jusqu'à présent). 
En voilà une longue parenthèse!

Enfin, après m'être recueuillie sur le tombeau de Bach (ben non, c'est pas l'orginial, mais c'était quand même dans l'Église St-Thomas-l'église dans laquelle le père de l'harmonie a travaillé pendant 27 ans), j'ai visité la base de la Stasi (Staatsicherheit) située en plein centre-ville de Leipzig. 

Lundi, j'ai pris le train pour Dresde. J'ai obtenu des places tant conviées au SemperOper von Dresden. J'y ai vu Turandot pour la première fois. Quel bel opéra! Court, intense, riche de textures musicales. J'ai également jeté un coup d'oeil dans la Gemalde Galerie von Alte Meister. Il y avait tellement de tableaux à admirer, j'ai vraiment l'impression que je n'y ai jeté qu'un bref coup d'oeil avant de retourner me promener dans la Alte Stadt.

C'était un CONCIS résumé de mes aventures musicales dans les capitales artistiques de l'Allemagne. Mon plus beau séjour jusqu'à présent!

Légende des photos de haut en bas :

-Photo artistique de la Branderburger Tor exécutée par Katrin (assistante écossaise)
-Photo artistique de quelqu'un témoignant de Berlin comme étant une ville de design
-Le fameux mur (non, il n'était pas décoré de cette façon)
-Checkpoint Mini Berlin, je crois que ça dit tout
-Katrin & Naomi
-Moi & Katrin
-Partie du mur de l'entrée de la ville de Babylone
-Si quelqu'un est capable de déchiffrer ceci, s'il vous plaît, faites-moi signe
-Art musulman
-Les trois photos suivantes ont été prises dans le musée des instruments de musique de Berlin
-Katrin nourrissant les animaux au Zoo de Berlin
-Naomi posant heureuse devant son magasin préféré (boutique de thé à Potsdam)
-L'Opéra de Leipzig (imposant, radieux)
-Église St-Thomas (Ô Bach!)
-Statue et vitrail à la mémoire du grand compositeur
-Les deux photos suivantes témoignent des deux seules parties originales restant de la Kreuzkirche de Dresden
-Le Semper Oper de Dresde
-Un mur de ma chambre dans une auberge de jeunesse à Dresde
-Le tableau le plus célèbre de la Galerie des Vieux Maîtres